Les revenus fonciers à déclarer


Les loyers et annexes


Après un investissement immobilier, les revenus à déclarer sont les loyers et recettes accessoires produits dans l’année par vos immeubles donnés en location nue (non meublée).

Nature des biens loués


Sont imposables en revenus fonciers, les revenus tirés de la location de maison individuelle, appartement, local commercial, garage, emplacement de parking, terrain nu, terre agricole ou propriété rurale.

Les autres recettes imposables


Les recettes accessoires


Les recettes des droits attachés à vos propriétés doivent également être déclarées en revenus fonciers. Il peut s’agir des revenus tirés :
  • de droit de chasse ou pêche ou bien
  • pour la location d’un emplacement publicitaire
  • pour la location d’un emplacement pour une antenne relais,
  • pour l’exploitation de carrières ou sablières.

Les indemnités et subventions


Les subventions reçues au moment de l’investissement immobilier, par l’ANAH (en cas de travaux) aussi bien que les indemnités d’assurance perçues dans le cadre d’un sinistre ainsi que les sommes perçues au titre des contrats d’assurance « garantie de loyers » sont imposables dans cette catégorie.

La déclaration au réel des revenus fonciers


Il s’agit de déclarer pour leur montant réel les recettes mais également les dépenses déboursées dans l’année.

Les conditions d’application


Ce régime s’applique de plein droit si vos revenus annuels hors charges excèdent 15 000 € et sur option si vous pouvez bénéficier du régime du « micro-foncier » mais que vous souhaitez y déroger.

Cette option est irrévocable pour une durée initiale de 3 ans, période se renouvelant ensuite par tacite reconduction annuelle (et non plus triennale).

Les obligations fiscales liées aux revenus fonciers


Après votre investissement immobilier, au moment de votre première déclaration de revenus fonciers, un formulaire est à demander à votre centre des impôts, il s’agit du formulaire Cerfa 2044.

Mode de calcul


Les recettes imposables

Seules les recettes réellement perçues dans l’année sont imposables l’année de la déclaration.

Les dépenses déductibles

Les charges suivantes sont déductibles sous réserve qu’elles se rapportent à des immeubles dont les revenus sont imposables en tant que revenus fonciers, qu’elles ont donné lieu à un décaissement effectif l’année concernée par la déclaration et qu’elles puissent être justifiées.

Les intérêts et frais d’emprunt
Si vous avez souscrit un emprunt pour réaliser votre investissement immobilier, 100% des intérêts d’emprunt et des frais (frais de dossier, frais hypothécaires, primes d’assurance décès-invalidité, agios et taxes) liés à cet emprunt et déboursés dans l’année sont déductibles.

Les frais et charges
Sont déductibles :
  • les frais de gestion (honoraires de location et de gestion locative), les autres petits frais comme les déplacements, les communications téléphoniques ou les frais d’enregistrement des baux par exemple ne sont déductibles que pour un montant forfaitaire annuel par lot s’élevant à 20€.
  • les charges de copropriété
  • la taxe foncière hors taxe d’enlèvement d’ordures ménagères récupérées sur le locataire

Les dépenses d’entretien
Toutes les dépenses d’entretien, de réparation et d’amélioration de votre investissement immobilier sont déductibles fiscalement pour peu qu’elles ne concernent pas des travaux de construction, reconstruction ou agrandissement.

Le déficit constaté

Si les charges excèdent les recettes, le déficit constaté est imputable sur votre revenu global imposable de l’année dans la limite de 10 700 € par an, le surplus se reportant sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

Le micro-foncier


Les conditions d’application


Le régime d’imposition simplifié des revenus fonciers, autrement appelé « micro-foncier », est applicable de plein droit si vous remplissez de façon simultanée les conditions suivantes :
  • location de propriétés urbaines ou rurales louées vides,
  • montant des revenus bruts (hors charges) ne dépasse pas pour l’année : 15 000 € (RF 2009)

Pour un investissement immobilier, il faut savoir d’autre part, que les locations bénéficiant d’un dispositif spécifique du type Périssol, Besson Neuf, Robien classique ou recentré, Borloo Neuf, Malraux, monuments historiques… ainsi que les investissements réalisés uniquement au travers de sociétés immobilières ou de FPI ne peuvent bénéficier de ce régime simplifié.

Les obligations fiscales


Dans ce cas, aucun formulaire n’est à remplir. Il vous suffit de faire apparaître le montant global du loyer annuel hors charges dans le cas « micro-foncier » de votre déclaration de revenus (formulaire Cerfa 2042).

Le mode de calcul


L’administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 30% sur le montant des recettes déclarées. En contrepartie, aucune déduction n’est autorisée.

Pour un investissement immobilier, les règles sont nombreuses et parfois complexes, mais soyez rassurés, Appartémis Conseil est là !